LES TESTS SANGUINS  janvier 2001

Informations recueillies et éditées par Barb Hauser.

Le sang est composé de plasma (la phase liquide) et d’éléments en suspension : globules rouges, globules blancs et plaquettes. Le siège du processus par lequel tous ces éléments  sont produits ­ l’hématopoïèse ­ se situe principalement dans la moelle osseuse, d’où les cellules matures se développent à partir des cellules-souches.

Chaque jour le corps humain  produit des milliards de globules rouges, de globules blancs, ainsi que de plaquettes. Parmi les facteurs importants de la régulation de la production sanguine, on citera l’environnement de la moelle osseuse, les interactions entre cellules et des substances chimiques appelées facteurs de croissance.

.Les malades avec un macroglobulinémie de Waldenström ont une capacité réduite de produire plusieurs types de leucocytes (globules blancs) à partir de la moelle osseuse (myélosuppression). En effet, la surproduction de cellules immatures qui sont la cause de la macroglobulinémie de Waldenström  réduit la production des autres cellules sanguines.

Les agents chimiothérapeutiques, dont le rôle est détruire les cellules qui se développent rapidement, contribuent aussi à faire baisser la production de globules.

NOTE : Quand le terme « normal » est utilisé dans cette page, ce n’est pas avec le sens que vous lui prêté. Personne ne connaît ce que « normal » signifie. Cette notion  varie avec le sexe, l’âge, l’environnement alimentaire et les méthodes de test. Votre laboratoire compare vos résultats à la « normale » ou aux « valeurs usuelles », mais celles-ci ne correspondent pas à un standard national , mais à une comparaison avec les résultats des tests qu’il a réalisés avec d’autres patients. Nous avons collecté les valeurs de 18 grandes cliniques et laboratoires du pays, mais tous leurs chiffres diffèrent. Les chiffres que vous verrez ici vous donnerons une idée approximative de la « normale », mais ce qui est le plus important est l’évolution de vos chiffres dans le temps. Cela vaut plus que les valeurs absolues. C’est pour cela qu’il est important que vos tests sanguins soient toujours faits dans le même laboratoire.

UNE NUMERATION GLOBULAIRE est un décompte des cellules sanguines dans un volume spécifique de sang.

Les composantes habituelles du sang les plus importantes pour la macroglobulinémie de Waldenström sont indiquées ci-après.

Les globules rouges (GR)

Noms : globules rouges, hématies ou érythrocytes.

Valeurs usuelles : 4.7-6.1 million/mm3.

Problème avec la WM : Un faible niveau de globules rouges, qui révèle une anémie, diminue la capacité des globules à apporter de l’oxygène aux tissus.

But du test : Formés dans la moelle osseuse, les globules rouges vivent environ 120 jours. Ils transportent l’oxygène dans toutes les parties du corps. Ce test est fait pour conforter d’autres tests, dont le diagnostic de l’anémie, et pour donner des chiffres permettant d’établir les indices érythrocytaires qui révèlent le niveau des globules rouges et la teneur en hémoglobine.

Le procédé : Les globules rouges sont décomptés avec un appareil appelé compteur Coulter. Un échantillon du sang est dilué dans une solution chargée électriquement, puis on le fait passer  par un orifice traversé par un courant de voltage spécifique. A chaque passage de globules, le voltage change, ce qui crée une impulsion. Le voltage change aussi avec la taille des globules. C’est de cette façon que les globules rouges sont comptés et mesurés.

L’hématocrite (HCT) :

Valeurs usuelles : 42-51%.

Problème avec la WM : Hématocrite en baisse.

But du test : Il s’agit de déterminer le volume de globules rouges par rapport au volume du sang ( après centrifugation). Ce test est utilisé pour la détermination d’une anémie. Il est exprimé en pourcentage du volume du sang prélevé.

Procédé : C’est une valeur calculée à partir du nombre de globules rouges et du volume moyen corpusculaire (VMC) :

HCT = GR x VMC.

L’hémoglobine :

Valeurs usuelles : 14-18 g/100ml (ou 140-180 g/l)

Problème avec la WM : Baisse du taux d’hémoglobine.

But du test : L’hémoglobine est ce pigment protéique des globules rouges qui contient du fer et transporte l’oxygène vers les tissus. C’est le principal composant du globule rouge. Le test sert à coordonner les résultats avec les autre données concernant les globules rouges.

Procédé : Grâce à l’utilisation d’un spectrophotomètre, on mesure l’intensité de la lumière qui passe à travers l’échantillon de sang. Moins de lumière, veut dire plus d’hémoglobine, et vice-versa.

Les constantes érythrocytaires :

Les constantes ci-dessus donnent des informations sur la taille, la concentration en hémoglobines et son poids par rapport à une moyenne de globules rouges.

Volume moyen corpusculaire (VMC) :

Valeurs usuelles : 80-96 fL (80-96 femtol).

Problème lié à la WM : Le VMC varie ; il peut être élevé en raison d’une agrégation d’érythrocytes.

Utilité du test : C’est le volume moyen de globules rouges, le rapport entre l’hématocrite et le nombre de globules rouges. Le volume moyen corpusculaire exprime la taille moyenne des érythrocytes. Il indique s’ils sont sous-dimensionnés, sur-dimensionnés ou normaux.

Le procédé : Le VMC est établi avec un compteur Coulter. Le volume des cellules est déduit de la variation du voltage quand chaque cellule est décomptée.

VMC =                             HCT x 10

                Nombre de globules rouges (millions par l.)

             

Hémoglobine corpusculaire moyen (HCM) :

Valeurs usuelles : 20-33 pg (20-33 picogrammes).

Problème lié à la WM : Le HCM peut varier ; l’hémoglobine sera en diminution si le nombre de globules rouges baisse.

Utilité du test : L’hémoglobine corpusculaire moyenne est la teneur en hémoglobine des globules rouges. Il exprime le poids d’hémoglobine dans un globule rouge.

Procédé : C’est une valeur calculée à partir du nombre de globules rouges et du taux d’hémoglobine.

HCM =              Hémoglobine (g/L) x 10

                     Nbre de globules rouges par l

Concentration en hémoglobine corpusculaire moyenne (CHCM) :

Valeurs usuelles : 32-36%.

Problème lié à la WM : Si l’hémoglobine descend, l’hématocrite baisse aussi.

But du test : Ce test définit la concentration en hémoglobine dans 100 ml de globules rouges. Il permet de faire la distinction entre les globules normalement colorés des globules plus pâles, ce qui aide à classer les anémies et à en déterminer la cause.

Procédé : Un volume calculé à partir du nombre de globules rouges et des hémoglobines.

CHCM = Hémoglobine (g/l) X 100

                              HCT (%)

Vitesse de sédimentation érythrocytaire :

Valeurs usuelles : 0-30 mm /h pour des personnes de plus de 50 ans.

Problème lié à  WM : Des taux élevés de la  vitesse de sédimentation sont généralement trouvés chez les personnes ayant une macroglobulinémie de Waldenström en raison de la présence excessive de macroglobulines IgM.

Utilité du test : Détermination des érythrocytes et/ou des anomalies  du plasma. Il permet de faire la distinction parmi des maladies avec des symptômes similaires.

Procédé : Ce test établit la distance que les érythrocytes ont parcouru en tombant dans une colonne de sang non-coagulé sous l’influence de la gravité. La procédure est facilement influencée par de nombreux facteurs, comme la taille et la forme des cellules, la température, la méthode de manipulation. Ce test ne se suffit pas à lui seul, mais c’est un bon outil de diagnostic.

Plaquettes :

Nom : Plaquettes ou thrombocytes

Valeurs usuelles : 150.000 à 500.000 /l (ou 150 à 500 Giga/l).

Problème lié à la WM : Insuffisance de plaquettes (thrombopénie). Les plaquettes sont couvertes d’IgM, ce qui réduit leur capacité à concourir à la coagulation.

Utilité du test : Certaines des cellules souches qui produisent des globules rouges dans la moelle hématopoïètique développent des grandes cellules appelées mégacaryocytes. Chacune de celles-ci se fragmente en paquets pouvant contenir jusqu’à jusque à 4000 plaquettes. Les plaquettes, qui sont séparées, circulent dans le système sanguin pour faciliter la coagulation. Elles vivent pendant environ 10 jours.

Procédé : Lors du test avec le compteur Coulter, les plaquettes et les globules rouges passent à travers des opercules, et celles et ceux dont la taille est comprise entre 2 et 20 fL sont comptés comme plaquettes.

Volume moyen de plaquettes (VMP):

Valeurs usuelles : 7,2 ­ 11,1 fL (7,2 à 11,1 femtol)

Problème lié à WM : Si les plaquettes diminuent, la capacité de coagulation diminue.

Utilité du test : Etablir le rapport  plaquettes /hématocrites avec le nombre de plaquettes aide à  déterminer le volume des plaquettes et  leurs tailles.

Mode de détermination : C’est une valeur calculée :  VMP =             Plaquettes/hématocrite

                                                                                                                        nombre de plaquettes

Les leucocytes :

Nom : Les leucocytes, ou globules blancs, comprennent les granulocytes (basophiles, éosinophiles et neutrophiles) ainsi que les lymphocytes et les monocytes.

Valeurs usuelles : 4,8 à 10,8 milliers par mm3 (giga/l).

Problème lié a la WM : Risque de diminution des globules blancs (leucopénie).

But du test : Formés principalement dans la moelle osseuse, les globules blancs peuvent être aussi produits dans des organes du système lymphatique comme la rate, le thymus et les ganglions lymphatiques. Ils permettent de combattre les infections et protègent l’organisme contre les maladies. Ce test sert à contrôler la progression de la maladie ainsi que les réponses aux chimiothérapies.

Procédé : Les globules blancs sont dénombrés avec un compteur Coulter. Un échantillon du sang est dilué dans une solution chargée électriquement, puis passe lentement à travers un orifice qui est lui-même traversé par un courant dont le voltage est approprié aux besoins. Chaque fois qu’un globule passe, le voltage change et crée une impulsion. L’amplitude du voltage change également avec la taille du globule. C’est de cette façon que les globules blancs sont décomptés et mesurés.

Les différents types de leucocytes :

Les différents types de leucocytes sont  exprimés selon leur répartition en pourcentage. Ils font l’objet d’un graphique qui montre leur distribution en taille déterminée par le compteur Coulter. Les tailles sont comparées aux valeurs usuelles et les anomalies sont signalées. Cette distribution est faite pour évaluer la capacité de l’organisme à résister aux infections et à les surmonter.

Les neutrophiles :

Valeurs usuelles : 7,4 à 10,4 milliers/ mm3  (50-70% des globules blancs) ;

Problèmes liés à la WM : Diminution en quantité et en pourcentage due à la maladie ou à la chimiothérapie. Cependant, si les autres types de globules blancs diminuent, les pourcentages peuvent  ne pas varier.

But du test : Les neutrophiles sont les plus nombreux parmi des leucocytes. Ce sont des cellules mobiles qui capturent les particules étrangères ainsi que les bactéries qui se sont introduites dans l’organisme. Ils les ingèrent et les digèrent. Ces cellules sont aussi référencées comme phagocytes. Ce test est réalisé pour évaluer la part de ces cellules dans l’ensemble des autres composantes du sang.

Procédé : Ce sont les granulocytes de taille comprise entre 160 et 450 ft repérées par le compteur Coulter. Ils sont différenciés des autres granulocytes par une légère dispersion basée sur la forme des cellules et enregistrée sur un graphique.

Les lymphocytes :

Valeurs usuelles : 1,7 à 9% des leucocytes.

Problème lié à la maladie : Les changements proviennent du stade de la maladie et des chimiothérapies. Le décompte des lymphocytes peut chuter et le pourcentage rester le même. Beaucoup de patients n’ont pas un nombre élevé de lymphocytes circulants dans le sang.

But du test : Au départ, les lymphocytes sont des cellules souches immatures de la moelle osseuse. Ils arrivent ensuite à maturité dans le tissu lymphatique en tant, d’une part, que cellules B (20% des lymphocytes) qui libèrent des anticorps (immunoglobulines : IgA, IgD, IgE, IgM) pour protéger l’organisme contre les agents infectieux et en tant, d’autre part, que lymphocytes T (80% des lymphocytes) qui fournissent des cellules qui servent de médiateurs dans l’immunité. Quand le lymphocyte arrive à maturité, il développe des antigènes (protéines spécifiques) sur la membrane de sa propre cellule. Il s’agit de marqueurs qui stimulent la production des immunoglobulines (dans la macroglobulinémie de Waldenström , c’est le marqueur CD20 qui  a été identifié). Une fois que les cellules sont à pleine maturité, et référencées comme des plasmocytes, elles ne présentent généralement plus ces antigènes. C’est cet antigène qui stimule la production excessive d’IgM en multipliant rapidement les lymphocytes B des patients. Les lymphocytes assurent la reconnaissance des virus, des cellules cancéreuses et de toute substance étrangère dans l’organisme. Ils assurent la réponse immunitaire face à ces intrus. Les anticorps produits par les cellules B d’une personne en bonne santé couvrent les antigènes étrangers, les marquants pour qu’ils soient attaqués par les neutrophiles.

Dans la macroglobulinémie de Waldenström, les anticorps en excès ne trouvent pas assez d’antigènes à couvrir. Dès lors, ils tendent à couvrir les plaquettes, ce qui les inactivent, à les déposer dans les tissus. Les lymphocytes B et T ont une durée de vie élevée (environ quatre ans) et circulent dans tout l’organisme.

Le test est réalisé pour comparer leur nombre à la « normale » et pour contrôler la progression de la maladie.

Procédé : Ce sont les cellules nucléées de 35 à 90 fl mesurées avec un compteur Coulter.

Les monocytes :

Valeurs usuelles : 1,7 à 9% des leucocytes.

Les problèmes liés à la maladie : Le nombre de monocytes peut baisser en raison de la maladie et de la chimiothérapie. Si les autres leucocytes diminuent en même temps, leur pourcentage ne variera pas.

But du test : Les monocytes sont une des catégories de leucocytes produite dans la moelle osseuse et développée à partir de la même cellule souche que les neutrophiles. Ils circulent dans le flux sanguin ainsi que dans les tissus où ils arrivent à maturité comme macrophages. Les monocytes capturent et détruisent les bactéries et d’autres substances étrangères, éliminent les cellules mortes de l’organisme, participent au métabolisme du fer, et apportent aux lymphocytes l’information sur les antigènes étrangers. Le test est réalisé pour comparer leur nombre à la normale et pour contrôler la maladie.

Procédé : Mesure avec un compteur Coulter.

L’éosine :

Valeurs usuelles : 0 à 7% des leucocytes.

Problème lié à la maladie : Les éosinophiles sont des leucocytes qui absorbent les substances classées comme antigènes et participent aux réactions inflammatoires. Le test est ici aussi réalisé pour faire une comparaison avec la normale et pour contrôler la progression de la maladie.

 Procédé : Ce sont des granulocytes identifiés avec un compteur Coulter. Leur taille est comprise entre 160 et 450 fL. Ils sont différenciés des autres granulocytes par une légère dispersion basée sur la forme des cellules, puis représentés sur un graphique.

Les basophiles :

Valeurs usuelles : Moins de 1% des leucocytes.

Problème lié à la WM : Leur nombre peut diminuer en raison de la maladie ou d’une chimiothérapie. Si le nombre des autres globules blancs diminue, le pourcentage des basophiles peut ne pas en être affecté.

But du test : Les basophiles sont un type de globules blancs qui secrètent des substances chimiques pour susciter la réaction inflammatoire de l’organisme. Ce test est réalisé pour établir le rapport à la normale et contrôler la progression de la maladie.

Procédé : Ce sont les granulocytes décomptés par le compteur Coulter et dont la taille est comprise entre 160 et 450 fL. Ils ne sont pas révélés par la lumière dispersée, mais montrent un conductivité différente des autres granulocytes.

Les neutrophiles :

Valeurs usuelles : 7,4 à 10,4 mille par mm3  (7 400 à 10 400 par mm3)

Problème lié à la WM : La baisse des neutrophiles (neutropénie) expose le malade à un risque plus grand face aux agents infectieux, qu’ils soient internes ou externes à l’organisme.

But du test : Les neutrophiles sont des globules blancs en circulation qui capturent les bactéries et les particules étrangères qui se sont introduites dans l’organisme ; ils les ingèrent, puis les digèrent. Ces cellules sont souvent appelées phagocytes. Le test est réalisé pour identifier tout décompte anormal des neutrophiles et contrôler la progression de la maladie.

Procédé : C’est une valeur calculée.

                  Nombre de neutrophiles : Nombre total de globules blancs x %neutrophiles

                                                                                   100

La viscosité :

Valeurs usuelles : 1,0 à 1,8

Problème lié à la WM : Augmentation de la viscosité du sang (hyperviscosité).

But du test : La viscosité est une propriété du sang qui s’oppose à son écoulement. Elle est comparée à la viscosité de l’eau distillée à la température ambiante. Elle est fonction de la concentration des protéines dans le sang. Une viscosité importante est souvent due à un excès d’IgM.

Le procédé : On laisse le sang  se coaguler. Le sérum est séparé puis réchauffé. On le fait couler dans un tube étroit (viscosimètre) et son débit est minuté. Il est comparé au débit de l’eau distillée.

Viscosité = Débit du plasma sanguin

                        Débit de l’eau distillée  

 

Les immunoglobulines :

L’ensemble des protéines du plasma sanguin comprend l’albumine et les globulines.

L’albumine est une protéine hautement concentrée qui joue un rôle important dans le maintien de la pression oncotique du sang (empêche le sang de s’échapper dans les tissus).

Il existe plusieurs catégories de  globulines : les globulines alpha, beta et gamma, basées sur les zones dans lesquelles elles ont été enregistrées sur  graphique après séparation. Elles incluent les types A, D, E, G et M (appelées immunoglobulines). Ce sont les immunoglobulines A, G et M qui intéressent la macroglobulinémie de Waldenström.

Valeurs usuelles :

Immunoglobulines A : 160 à 260 mg/dl (1,6 à 2,6 g/l)

      Immunoglobulines B : 950 à 1550 mg/dl ( 9,5 à 15,5 g/l)

      Immunoglobulines M  :  50 à 300 mg/dl ( 0,5 à 3 g/l)

Les immunoglobulines M sont approximativement six fois plus grandes que les autres.

Problème lié à la WM : Le nombre d’IgM est extrêmement élevé. Il peut aller jusqu’à 10 000 mg/dl ( 100 g/l) et cette anomalie du sang peut conduire au diagnostic de la maladie.  Les IgA et les IgG peuvent être en diminution.

But du test : Les immunoglobulines se trouvent dans le plasma sanguin. Ce sont des anticorps produit par les lymphocytes  B au stade de la maturité. Elles participent à la fonction immunitaire en marquant les antigènes à détruire. Le test est réalisé pour déterminer le nombre d’immunoglobulines et contrôler la progression de la maladie.

Le procédé : Le test de laboratoire qui permet de séparer et de quantifier les immunoglobulines s’appelle une électrophorèse. C’est une analyse des protéines présentes dans le sang basée sur leur taille et leur charge électrique. Le plasma sanguin est placé sur du papier de cellulose spécialement traité qui est saturé par un fluide électrostatique et exposé à un courant électrique continu. Les protéines migrent sur le papier pour former des groupes qui indiquent les proportions relatives de chaque fraction de protéines. Celles-ci sont groupées en taches et le densimètre peut déterminer le nombre de chaque protéine en fonction de l’intensité de la tache et en faire une représentation graphique.

Biopsie de la moelle osseuse :

Problème lié à la WM : La moelle osseuse présente une prolifération de lymphocytes B immatures ainsi qu’une diminution des autres types de cellules. Le résultat est rapporté comme «  un pourcentage d’infiltration des cellules nuclées de la moelle ». Le diagnostic est confirmé quand ce pourcentage dépasse les 30%.

But du test : Une biopsie de la moelle osseuse est un examen du tissu mou localisé dans les os. Cet examen fournit une information fiable pour diagnostiquer les désordres sanguins. Il est utilisé pour diagnostiquer l’anémie, ainsi que la thrombocytopénie, pour évaluer l’efficacité d’une chimiothérapie et pour  contrôler la diminution des cellules sanguines dans la moelle osseuse. Ce test est aussi utilisé dans la macroglobulinémie de Waldenström pour déterminer l’infiltration de la moelle osseuse par les cellules WM.

Le procédé : Une anesthésie locale est pratiquée, avec quelquefois l’apport d’ un sédatif. Le patient sentira la pression lors de l’insertion de l’aiguille et une brève douleur  au moment de l’extraction de la moelle. Le spécimen de la moelle est placé sur une série de lames et envoyé au laboratoire pour un examen au microscope. On utilise des taches pour décompter les différents types de cellules et pour identifier les cellules de la maladie.

Le marqueur CD20 :

Problème lié à la WM : Les cellules de la maladie peuvent présenter des marqueurs CD20.

But du test : Ce test permet la formulation du diagnostic et le contrôle de l’accumulation des cellules WM dans des sites spécifiques. Il est réalisé grâce à une technique appelée Flow Cytometry qui est utilisée pour définir et dénombrer les lymphocytes. Il détecte, décompte et identifie les molécules caractéristiques par groupe de cellules.

Procédé : Les cellules sont d’abord marquées avec des anticorps chimiques fluorescents. Ceux-ci se lient ensuite à des protéines à la surface de cellules spécifiques et constitue des marqueurs qui identifient ces cellules. Une fois que le complexe antigène/marqueur est formé, les cellules sont considérées comme labellisées. L’échantillon passe alors par une canule créant un fin jet de liquide contenant les cellules séparées une à une. Le flux de cellules passe ensuite à travers un rayon laser. Elles dispersent la lumière laser, et les colorants sur les cellules labellisées s’illuminent. Des tubes photographiques saisissent cette lumière. Ils fournissent des informations sur la taille et les caractéristiques des cellules, ainsi que sur le lien des anticorps exprimant les marqueurs de surface. Les cellules sont alors séparées par un trieur : à chaque passage de cellule à travers la canule la lumière envoie un signal à  un ordinateur qui génère une charge électrique caractéristique de cette cellule particulière. Les charges sont déviées et regroupées, une charge spécifique représentant les cellules avec le même complexe anticorps/marqueur. Ainsi le groupe entier de cellules exprimant le marqueur CD20 peut être identifié et suivi.

Les unités :

g          = gramme

mg       = milligramme

pg        = picogramme

L          = litre

dl         = décilitre

_l         = microlitre

fL         = femtolitre

mm3    = millimètre-cube